mercredi 28 septembre 2016

Patrick Buisson, le cagoulard (extra)ordinaire

Miguel P.Diaz
Patrick Buisson. Signe du bélier, dernier décan. Ex-conseiller de Sarko, alias El Lider Mínimo, spécialiste en interlopes.
Dire que le gars Buisson a besoin d'un pied de biche pour violer votre intimité serait fantaisiste. Un simple enregistreur lui avait suffi pour pirater les « confidences » de Sarko et de ses conseillers en 2011. Enregistrements qui s’étaient retrouvés, on ignore comment, sur la place publique, avec un joli scandale à la clé. Récidivant, le voici à nouveau occupant l’espace médiatique avec la sortie d’un livre explosif, « La Cause du Peuple », où il est beaucoup question de son ex-employeur Nicolas Sarkozy, ce dont Minimus n'avait pas besoin en pleine guerre des primaires à droite et une bataille judiciaire très handicapante.
Portrait d’un facho pas ordinaire :
Né un 19 avril, au cœur du printemps, son corps et son esprit n'ont jamais quitté l'hiver. Un drôle de pedigree le gnace : une ligne droite dans un esprit torve. Trousse-pète d'un père ingénieur EDF, militant de l'Action Française et grand apologiste de Maurras, fiston ne peut échapper à son destin. A l'âge où la jeunesse pratique l'onanisme avec vigueur, Patrick a déjà des sujets plus bandants à branler et s’adonne avec fanatisme à la détestation du bougnoule et du communiste. Si d'aventure le « bicot » est « rouge », ce n'est que du bonus !
En refusant, dans son lycée, d'observer la minute de silence en mémoire des victimes d'un attentat meurtrier de l'OAS, il montre à papa qu'il est le digne successeur de la lignée de l'ordre de la cagoule. En 1968 il s'opposa de toute la force de ses bras pas musclés au Mouvement du 22 mars. Tous des juifs allemands, l’horreur absolue !
N'allez pas penser que le personnage est un brétailleur à la façon d'un Longuet, un Madelin ou d'un Devedjian, ce serait erreur, puisque dès la fin de ses études il quitte le militantisme pour se consacrer à l'enseignement. Apostolat qu'il exerce durant quelques années avant de s'orienter vers le journalisme. Buisson est un serpent : la reptation reste son moyen de déplacement naturel  et quand on s’y attend le moins, hop !, il vous plante les crocs !
C’est un historien, un analyste, un homme de réflexion, un journaliste qui, de Minute au Crapouillot, passant par Valeurs actuelles et LCI n’a cessé de professer l'unification de l'empire droitier, autant dire faire renaître un grand Etat fasciste. Chose qui, observée à la lumière de l'actualité – compte-tenu de la position qu'il occupait, lui et d'autres du même acabit, dans l'équipe de Sarko – lui donnait de facto le statut de « visionnaire », puisqu'il déclarait – en 1986 ou 87 : « Le Pen, le RPR et le PR, c'est la droite. Souvent, c'est une feuille de papier à cigarettes qui sépare les électeurs des uns ou des autres ».
Citons pour la postérité son torche-cul, écrit en collaboration avec Pascal Gauchon, verrat bien connu de Défense de l'Occident et d'Ordre Nouveau, « OAS, Histoire de la résistance française en Algérie », préfacé par un artiste du gourdin, Pierre Sergent.
Son parcours dans la presse et dans les médias l'ont persuadé que pour avoir des bons légumes il fallait le bon terreau. Le voici lancé dans le « conseil aux hommes politiques ». Après Jimmy Goldsmith, pendant un temps, on le retrouve dirigeant les campagnes de Philippe de Villiers, aux européennes de 1994 et présidentielle de 1995, labourant du souverainisme à fanions déployés.
Ensuite ?... Que du fulgurant ! Il vend du service. A Madelin, évidemment ! Mais aussi à Bayrou, puis dirige et anime, en association avec les directeurs des instituts de sondages, à partir de 2 000, la page « Opinion » du Figaro... On passe rapido parce que l'oiseau à plus d'une plume à son cul !...
Pour faire succinct, c'est en 2005 que Sarko, alors ministre de l'intérieur, le repère et le déclare conseiller. C'est ce même marlou que Sarko a décoré de la Légion d'honneur en 2007. C'est encore à lui que le pays doit la création du ministère de l'identité nationale et l'idée d'aller chourer du vote chez ses collègues du Front National en élaborant le discours sécuritaire...
Toute peine méritant salaire, Patrick Buisson a, en outre des menus services rendus au châtelain, facturé à l'Élysée un total de 130 autres factures pour des conseils, dont une quinzaine de sondages, pour un montant de 392 288 euros. Épinglé par la Cour des comptes, le total de ses prestations a atteint la somme de 1,5 million d’euros pour l'année 2 007.
A quoi bon se péter le jonc en jouant au loto !...

Sous l’casque d’Erby




lundi 26 septembre 2016

Aujourd'hui est un autre jour

C’est un corps politique bien malade que nous avons en triste Hexagonie. Maigre consolation : partout ailleurs c’est du kif-kif ! Ce qui ne console ni ne rassure personne. C’est l’effet « Mondialisation », terme dont le synonyme est « Nivellement ». Par le bas, il s’entend ! Comme si d’un commun accord les Etats du monde s’étaient passé le mot pour saborder l’institution au profit de la férocité financière. Idée farfelue ? Que nenni ! L’ordinogramme politique des pays se décide ailleurs que dans les officines des candidats aux élections. Chaque « sauveur suprême » usant à qui mieux mieux de la rhétorique du mensonge pour, à titre personnel, décrocher la timbale. Le reste n’étant que fêtes et jeux pour « distraire » les foules, tout en les empêchant de manifester « en dehors des clous » sa colère sur des valeurs autrement plus quotidiennes, comme le chômage, la pauvreté galopante ou les conditions de travail des salariés, réduits à la torture mentale par un patronat impitoyable…
En ces temps obscurs, sur fond de campagne électorale, les solfériniens ont ouvert des voies navigables à la droite et à son extrême. Si d’aventure le scrutin tourne en faveur de ces dernières, comme le craint Cohn-Bendit, qui en redoute l’issue (son prix n’est pas le mien), elles n’auront rien à changer aux lois, puisque tout est déjà en place pour que l’orgie continue !  
Ainsi du fameux et très liberticide état d’urgence, destiné initialement à circonscrire la menace djihadiste, mais qui s’est vite élargi à toute forme de manifestation citoyenne sans aucun rapport avec le terrorisme ! Souvenons-nous que cette loi, datant de l’époque coloniale, fut utilisée pendant la guerre d’Algérie afin d’écarter des opposants politiques avec la violence que l’on sait. La Seine traine encore dans ses remous quelques échantillons d’ADN !
Cette disposition permettant à l’Etat d’assigner à résidence tout militant politique exprimant un « désaccord avec le gouvernement », comme cela a été le cas avec la loi El-Khomri et précédemment lors de la COP 21 à Paris, en novembre 2015, ce qui avait donné lieu à une descente policière de grande envergure  (plus de 200 poulardins) dans un squat écolo du Pré-Saint-Gervais ! Un vrai nid de terroristes, ce squat écolo !...
Comme le dit, en enfonçant le clou et sans rougir, le Conseil d’Etat, après dépôt de nombreux recours contre cette « disposition », cet outil de l’Etat est destiné  à « préserver les forces de l’ordre, leur permettant ainsi de se déployer plus efficacement contre la menace terroriste ».
Vote or not to vote that is the question des jours futurs et des années à venir…
Et la justice dans tout ça ?... Au pas de l'oie ?... 

Sous l'casque d'Erby


samedi 24 septembre 2016

Violences

Rassemblement M art'IN
Nuit debout Lannion, comme toutes les Nuit debout, ne possède pas de représentants. Nuit debout se refuse à élire des maîtres. Ses membres sont dans une recherche de comment vivre ensemble autrement afin d’éviter d'infliger des violences aux peuples, à la vie et à notre home commun en équilibre naturel.  Ce collectif accueille toutes les revendications pour y réfléchir, en débattre et tenter de sauvegarder le droit de vivre en pleine conscience sur notre planète. Nuit debout essaye dans une réelle démocratie de libérer l'expression, la faire entendre en recréant du lien.
L’incitation à la violence ne peut donc en aucun cas résider dans les guignoleries du défilé artistique, carnaval en chansons du 14 juillet dernier, pointé du doigt par un sous-préfet et autres instances.
Par le 49.3, l’état d’urgence, les saccages commis sur l’environnement et les dénis des droits de l’homme et de la vie sont hautement plus nuisibles. La soi-disant démocratie s’épuise comme peau de chagrin en même temps que la liberté d'expression…


Nuit debout M art'IN
N'est pas Charlie qui veut !...
Nuit debout Lannion s’est élevé artistiquement, et humainement par le biais d’un carnaval contre l’oppression. A la toute fin, où il est de tradition de brûler des personnages en paille représentant la monarchie, ils furent « décapités » à la bretonne, avec  le concours de l’Ankou, rappelant de fait les temps obscurs de la guillotine.
La véritable violence est stigmatisée dans ce 49/3 mis en place illégitimement par trois fois sur deux ans, volonté totalitaire pour asphyxier des revendications citoyennes.
De fait, la violence se trouve pour l'essentiel dans les défilés officiels. L’armée et l’armement défilant chaque année sans aucune mesure  pour célébrer la prise de la Bastille par le peuple avec leurs fourches et des piques ! Leurres et artifices. Ces armes exposées publiquement tuent femmes, enfants et civils loin de chez nous, sous le prétexte étrange de leur éviter des violences. 
La violence commence par  celle faite aux peuples de la terre, aux vivants et au sol sur lequel ils vivent.
La violence est faite à ces jeunes et ses vieux précarisés qui ont le temps d’observer, de comprendre et vivre au quotidien la déstructuration qu’on leur inflige.
La violence est faite à notre jeunesse qui revendique légitimement dans la rue et se fait violenter par les forces de l’ordre.
La violence se fabrique avec les formations proposées par l’éducation nationale si peu adaptées à la vie à laquelle seront confrontés les citoyens de demain.
La violence est aussi cette dette savamment orchestrée par des financiers pour voler aujourd’hui les peuples d’Europe et leur patrimoine.
La violence est simplement dans les informations accessibles des médias vendus aux grands marchands, ou à l'état dont les élites sont elles-même achetées par les marchands. 
La violence c'est la manipulation du peuple contre lui-mêmeL’état d’urgence muselle, alors que sa mise en place légitime n’est qu’un sac percé pour faire filtrer les violences terroristes.
La violence est dans ces nouvelles guerres que des gouvernements puissants fomentent dans les greniers  du monde, semant le chaos, poussant les peuples à se déplacer , devenir fous ou mourir. 
La violence est dans le soutien des gouvernements fascistes, génocidaires, qui manipulent  et détruisent le monde.
Violence a été faite à Nuit debout Lannion où il est déjà demandé comme par hasard, à leur membres précaires de payer 1500€ pour des dégâts occasionnés par un passant sur la porte de la Mairie, le soir ou Nuit debout tenait sa permanence.  Ce n'est qu'un début, des violences du même ordre sont à suivre dans l'espoir de capitulation . La violence tue.....

Faire face  M art'IN
La violence réside dans toutes les guerres que les Etats soumis font à leurs propres peuples.
L'art est l'image en miroir de nos sociétés. Violence est faite aux artistes français. 
Nuit debout Lannion est donc soutenu par des artistes bretons et leurs œuvres vivantes, pleines de sens, représentant « l’art d’aujourd’hui », à ne pas confondre avec l’art totalitaire officiel français, nourri avec l’argent du contribuable, ne soutenant que le seul style conceptuel, violent par manque de sens, d’échange naturel avec le peuple. Cet art avant tout marchand est dit « Contemporain » pour mieux nous confondre. Il ne profite qu’à une élite d’artistes essentiellement étrangers !
Violence est faite aux jeunes artistes en herbe n’ayant aujourd’hui accès qu’à l’enseignement imposé de ce seul style. Finies les techniques artistiques de base de nos anciens qui firent de la France l’exception culturelle.
Les feux de la violences vont-ils cesser quand il n'y aura sur terre que des cendres ?...







Sous l’casque d’Erby

Bobonnes piégées par " Vidéo Gaz " !




jeudi 22 septembre 2016

Articles frelatés de consommation courante

Source chez DPP page FB
François Hollande élu mondialement « homme politique de l’année » à New York. Où, autrement que chez les amerloques, aurait-il pu prétendre à une telle distinction ? Qu’il était beau. Qu’il était fier, le Rondelé, dans son tout nouveau costume, exsudant avec aise la pestilence de tous les Kissinger de la planète !
Au pays de la « mémoire courte », il est encore des hommes verticaux qui s’en souviennent des territoires de la mort où ces Attila ont semé et sèment encore la terreur ! Si cela ne ressemble pas à un acte terroriste de grande envergure, au viol des consciences, je suis quitte pour qu’on m’enferme dans le premier asile venu !
Moralité : après s’être montré « sage », le chienchien a mérité son petit nonosse à ronger. Moment de franche rigolade qui ne fait pas rigoler tout le monde. A commencer par ces « sans dents » qui squattent le trottoir, une main tendue vers le passant qui vient de perdre la sienne ! L’administration française, du Pôle emploi à la CAF l’ayant amputé du minimum vital !
Vive le socialisme à la française ! Il se décline comment le socialisme à la Jaurès, monsieur l’homme politique mondial de l’année ?... Ce n’est pas le tout, p’tit camarade, mais il va falloir passer à la caisse et pas qu’avec des nougats dans les poches !   
De ce côté-ci de l’océan, en petite Hexagonie, le jeu du pipeau est à son plus haut niveau et la guerre pré-électorale fait rage. L’esprit gaulois, que la France brade par ailleurs au premier venu sans se soucier de « l’identité nationale » revient au premier plan. Le gogo. Le pipeau. Le haineux. C’est porteur. Les sens à sens unique : on laboure les esprits comme on retourne un champ avant semence !
Quand on sait le poids qu’un porteur peut supporter, on imagine la portée !...
Prenons Nicolas le petiot. A peine élu en 2007, qu’il s’envolait pour les States baiser les pieds de Bush le petit, offrant ainsi aux amerloques cette « indépendance de la France » qu’il dit chérir de tout son petit cœur. Le voici clamant du haut de son petit tabouret : « dès que l’on devient français, nos ancêtres sont gaulois » !
Ainsi donc, sans rien remettre en question de notre allégeance à l’Amérique et à la haute finance, l’esprit chevillé à l’immondice, le regard rivé sur la courbe des sondages, les bateleurs de la manip ouvrent les vannes aux Superdupont de l’identitaire pour leur rappeler que sans eux la France de la haine et de la médiocrité est foutue !
Eh, oui, Sarko, je suis français. Eh, oui, j’aime la France, mais je ne suis ni ne serai jamais gaulois, question de lieu de naissance !
Mais vous, Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa, le néo gaulois, vous venez d’où ?... « Demandez à Zemmour, pôv’con » !

Sous l’casque d’Erby


lundi 19 septembre 2016

Militants socialistes floués, déchirez vos cartes et venez dans la vraie vie

Erby
A l’occasion de manifestations publiques, pour l’abrogation de la Loi travail, contre l’extraction de sable en baie de Lannion, contre les Tafta, par solidarité avec un syndicaliste éborgné par un tir de lacrymo, ou contre n’importe quelle saloperie commise par l’Etat, il m’arrive d’observer des militants socialistes de ma connaissance rasant les murs pour s’éloigner vite fait de ce nid de complotistes qui perturbe l’ordre public, mettant en évidence une culpabilité sous-jacente.  
Essayons de comprendre ces humains blessés. Ils ont peur. Peur de quoi ? Je me le demande en leur faisant un petit signe de la main. En réalité, je crois qu’ils ont honte, les militants de la rose. On ne les voit plus dans la rue, comme du temps où Sarko était aux commandes, s’amusant comme des fous à expédier des missiles contre El Lider Minimo, criant à tue-tête : « le changement c’est maintenant ! ».
Désormais, on dirait des fantômes. Ils ont peur et honte de devoir admettre que leur vie durant ils ont œuvré pour un changement de société et se retrouvent à devoir valider une politique de renoncement et à justifier des actes sans rapport avec l’idéal qui a donné sens à leur vie. Pas de quoi pavoiser, en effet.
Loin de moi l’idée d’en faire hâtivement des fachos potentiels en 23 points ! Ou de fabriquer du faux complotistes en 3 petits points, comme on tire le portrait d’identité dans le Photomaton, prenant grossièrement l’arbre pour la forêt ! Ils sont des hommes et des femmes ayant à supporter quotidiennement sarcasmes et quolibets de la part d’un entourage de plus en plus hostile au gouvernement qu’ils soutiennent et cela mérite au moins un geste de fraternité.
Avons-nous seulement idée du déchirement et de la détresse que ces milliers d'humains éprouvent devant ces chefs qu’ils ont porté au pouvoir et qui déshonorent l’engagement militant de tout une vie ? Imaginez-vous seulement la misère morale de ces militants désœuvrés voulant une chose et devant en accomplir l’exact contraire parce que c’est ainsi que leurs chefs l’ont décidé ?
Avons-nous songé au ravage d’une telle abdication chez quelqu’un de foncièrement honnête ? Aidons ces sœurs et ces frères dans la détresse et l’auto-fustigation à retrouver la verticalité. Évitons-leurs la démarche pénible de l’analyse freudienne, inutile et coûteuse, alors qu’il suffit de leur tendre une main fraternelle, les invitant à rejoindre la réalité et la chaleur humaine de la rue comme aux premiers temps de leur engagement politique. Difficile peut-être mais point infaisable, bien qu’une telle remise en cause mette à mal l’édifice des croyances patiemment bâti tout au long d’un parcours militant riche en émotion...
Socialistes humiliés n’ayez pas honte de reconnaître que vous avez été floués. Tournez le dos à ces chefs qui vous ont sciemment manipulé pour satisfaire une ambition personnelle et les avantages que celle-ci génère ! Faites comme cette frangine qui à force d’avaler du frelaté a fini par exploser dans une très belle lettre où elle dit tout sur l’usine à gaz qu’elle trimbale dans ses tripes depuis des années, se débarrassant avec courage et lucidité du sentiment de culpabilité qui l’empêchait de prendre une décision irrévocable. Lisez-la, elle vaut le détour.
Extrait :
« Cher Parti Socialiste, je ne voterai plus pour toi.
Pendant longtemps, j’ai beaucoup cru en toi, comme ma grand-mère et mon père, on était fier de dire « Dans la famille, on vote socialiste depuis trois générations ». Je revois mon père me parler de l’arrivée de Mitterrand et des fêtes autour du bicentenaire de la Révolution française. Je me souviens de mon père me racontant pourquoi je devais voter socialiste, même si il m’a toujours laissée faire ce qui me plaisait.
Moi, j’étais une fille PS, une fille de gauche, une fille de la gauche réformiste, une fille du compromis. Celle qui pense que l’humain est plus important que les profits, mais qu’il ne faut pas non plus renoncer à l’économie. J’étais ce genre de fille qui se battait pour ses convictions, j’aurais pu prendre ma carte au PS, si je n’avais pas rencontré des militants un peu concons trop proche de toi. Je n’ai jamais été adhérente, mais j’étais fidèle, comme on peut être fidèle à un parti politique. Avec des contrariétés, avec de l’euphorie et avec beaucoup de gesticulations... »



Sous l'casque d'Erby 



dimanche 18 septembre 2016

A Erby : on ne lâche rien !

Pour des soucis de santé, douleurs post opératoires très handicapantes, mais pas de crainte à avoir selon ses propres termes, l’ami Erby se met en marge du Web le temps nécessaire à une remise sur pied complète. Les caillouteux sont de tout cœur avec lui.









jeudi 15 septembre 2016

Manif pour l'honneur à Lannion contre la Loi Travail ?

Photo Zorba
Dans le cadre des « convergences des luttes », des artistes de l’ArTche des sens et Nuit Debout Lannion ont rejoint l’Intersyndicale FO, CGT, FSU, Solidaires des Côtes d’Armor devant le bâtiment du Pôle emploi de Lannion, bâtisse imposante dans un quartier pauvre, dont la construction avait nécessité la démolition d’une barrette HLM pour l’y installer. Symbole.
Énième manifestation pour l’abrogation de la Loi Travail, encadrée par quelques pandores goguenards, contre un gouvernement qui a fait du 49.3 le licol avec lequel le capitaliste promène son chien ! Cette loi gentiment dite « libérale » n’étant que le retour aux temps barbares d’un capitalisme de la trique où l’humain est relégué à l’état d’objet au même titre qu’un réfrigérateur, une gazinière ou tout autre accessoire domestique qu’on envoie à la déchetterie après avoir servis...
Si chômage et précarité sont la lèpre qu’on éradique à coups de questionnaires et de radiation, emploi, salaires et conditions de travail demeurent l’inquiétude principale pour qui ne veut pas finir sa vie dans les poubelles des statistiques électorales !
Comme si le mépris des puissants était la seule graine que les peuples avaient à cultiver au cours de leur vie !
Photo Zorba
C’est cela la vraie violence des Etats, contre laquelle aucun état d’urgence n’a été ni ne sera jamais décrété.
La réforme de la loi Travail tourne le dos aux valeurs humaines avec le cynisme que l’on sait. Tous les pays qui en ont fait l’expérience (Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Allemagne), les frères s’en mordent les doigts !
La France solférinienne, qui n'est plus à un coup de poignard près, ne voulant pas faire tache dans ce concert ultra-mondialiste s’est empressée de les rejoindre !
Pas grand monde sous un ciel à hauteur des immeubles de trois étages pour ce qui ressemblait plus à un défilé pour l’honneur qu’à une épreuve de force, puisque cette loi portée par la dépressive Myriam El Khomri a été adoptée pendant le mois de juillet, sans que cela bouge un orteil aux vacanciers sur les plages. Plus tard. Trop tard !
Nuit Debout Lannion, pour qui la participation à ces manifestations est un acte solidaire envers les compagnons de classe, sait d’avance que le gouvernement est en plein délire dictatorial, le prétexte terroriste lui permettant de faire la passerelle entre toutes les factions de droite pour faire diversion. 
Prenant le contre-pied dans un esprit de carnaval Nuit Debout dénonce, pour la subir dans sa chair, comme tout un chacun, l’insolence d’une élite politique dont le travail consiste à être le passe-plat de la finance mondiale. Cette salope dont ils sont les larbins !
Un long fleuve tranquille, la vie ?...


Sous l'casque d'Erby